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Documentaire sur Alexandre le Grand paru dans Okapi
(supplément du N° 436 – du 15 au 31 janvier 1990)

ALEXANDRE LE GRAND :
UN ROI A LA CONQUÊTE DU MONDE

Roi de Macédoine - Conquête de la Perse - Egypte - Babylone - Mort - Annexes

Il ressemble à un héros de légende. C’est le plus grand conquérant de l’Antiquité, le premier maître de l’Asie, l’invincible guerrier de Macédoine … Voici l’aventure d’Alexandre, Alexandre le Grand !

Ecrit par Isabelle Bréda et illustré par Pierre Frisan

A 20 ans, Alexandre le Grand devient roi de Macédoine

Nous sommes en 336 av JC. Dans le petit royaume de Macédoine, au nord de la Grèce, un prince de 20 ans monte sur le trône. Il est beau, fort, cultivé. Il s’appelle Alexandre.

En cet été 336, Pella, la capitale de la Macédoine, est toute frémissante : on s’apprête à célébrer le mariage de la princesse Cléopâtre, la fille du roi Philippe !
Quand les fêtes commencent, la cour entière se presse dans la salle de festin. Déjà, le vin coule à flots. On mange, on rit …

Mais on veut surtout apercevoir celui dont tout le monde parle : Alexandre, le frère de Cléopâtre ; Alexandre le prince de 20 ans qui fait rêver tout le royaume …
Quand il entre, les convives ont le souffle coupé. Avec ses cheveux blonds qui tombent en boucles sur sa tunique de fête, sa peau claire d’homme de Macédoine, et son regard doux, bleu, presque féminin, Alexandre n’est pas seulement beau : il a l’allure d’un dieu !

Sur son passage, toutes les femmes chuchotent. La légende ne dit-elle pas, en effet, qu’Alexandre serait le fils d’un dieu ? Le jeune homme connaît bien ce récit que sa mère, la grande prêtresse Olympias, lui a souvent conté : selon elle, il serait le fils du dieu Zeus-Amon …

Soudain, le roi Philippe, s’écroule, poignardé !

Pourtant imperturbable, Alexandre s’installe à côté de son père, le roi Philippe. Soudain, en pleines festivités, c’est le drame. Le roi Philippe, s’écroule, poignardé !

Pourquoi a-t-il été assassiné ? On ne le saura jamais vraiment.

Mais pour Alexandre, c’est le début d’un grand destin : à 20 ans, il monte sur le trône. Le voilà souverain d’un petit mais puissant royaume. Il devient Alexandre de Macédoine

En fait, il y a longtemps qu’il se prépare à son métier de roi. Ses professeurs, le sévère Léonidas et le grand philosophe grec, Aristote, ont formé son corps et son esprit. Car Alexandre doit être le meilleur en tout ! Il est grand, musclé, audacieux, cultivé. Surtout, c’est un guerrier sans égal.

A 20 ans, Alexandre a déjà combattu brillamment au côté de son père. Il a rempli des missions diplomatiques auprès des pays voisins. Et, alors qu’il n’avait que 16 ans, il a même dirigé la Macédoine, pendant une absence du roi Philippe.

Et pourtant ! Il va devoir prouver très vite son autorité. En effet, à cette époque, la Macédoine a imposé sa domination aux plus illustres cités de la Grèce. Dès qu’Alexandre arrive sur le trône, ces villes se révoltent : elles ne veulent pas rester soumises à ce jeune souverain de 20 ans.

Il écrase les Grecs avec une poigne de fer

C’est bien mal connaître Alexandre. Il réprime la révolte avec une poigne de fer. Il fait raser Thèbes, la seule cité qui résiste vraiment. Ses habitants sont massacrés, les survivants vendus sur les marchés d’esclaves.

Après cela, les Grecs, terrorisés, s’inclinent devant lui : oui, Alexandre, le roi de Macédoine, est bien leur chef !

Alexandre a gagné sa première bataille. Mais, pour lui, la conquête ne fait que commencer ; il veut prendre pied en Asie, et, peut-être, atteindre l’immense Empire perse …

A 22 ans, il part à la conquête de l’immense empire perse

Au printemps 334 av JC, Alexandre débarque en Asie avec 40 000 soldats. Face à lui : l’énorme armée du roi de Perse … Mais Alexandre n’a peur de rien !

C’est vrai qu’il ne manque pas d’audace, le jeune souverain de Macédoine … Lui, le chef d’un petit royaume, il veut attaquer la Perse, le plus puissant empire de l’époque ! Lui, le jeune roi, veut battre le « Grand roi » des Perses, Darius III.
Pourtant, ce Darius est redoutable. Il pourrait, à tout moment, anéantir la Macédoine. Imaginez ce qu’était sa puissance : depuis Persépolis, sa belle capitale, le « Grand roi » règne sur une vingtaine de provinces. En cas de guerre, il peut mobiliser une armée d’un demi-million d’hommes.

Et puis, Darius III est riche, colossalement riche. Les grandes villes perses, comme Suse, Persépolis, Babylone abritent de véritables trésors.

Face à tout cela, Alexandre paraît bien faible : son armée compte 32 000 fantassins, 5 500 cavaliers et des réserves de nourriture pour un mois seulement. « Il n’ira pas très loin », se disent tous les Perses.

Coiffé d’un casque à plumes, Alexandre fonce en hurlant

C’est encore mal connaître Alexandre. En attaquant Darius, il veut d’abord libérer les villes grecques d’Asie qui ont été envahies par les Perses. Et, dès son entrée sur l’immense empire, il vole de victoires en victoires. En un an, il arrache aux Perses toutes les villes grecques situées sur la côte ! Puis, il pénètre à l’intérieur des terres. Là encore, les Perses résistent à peine, sûr que ce jeune roi n’ira plus très loin.

C’est alors qu’en 333 av JC, le grand Darius III, roi des Perses, commence à prendre peur. Il mobilise enfin son armée, et part au-devant d’Alexandre. Cette fois, c’est l’affrontement.

En novembre, dans l’étroite plaine d’Issos, les deux armées sont face à face : le redoutable Darius face au bel Alexandre !

Soudain, Alexandre lance son cheval au galop, à la tête de ses troupes. Resplendissant, dans son armure scintillante, coiffé d’un casque orné d’un panache de plumes blanches, il fonce sur l’ennemi en hurlant comme un fou.
L’épée levée, il entre dans le combat au corps à corps. Il tombe de cheval, se relève tout en sang, puis repart en encourageant ses hommes. Ce jour-là, Alexandre se bat vraiment comme un dieu !

Devant la bravoure d’Alexandre, les Perses perdent courage.

Darius, le « Grand Roi » des Perses, prend la fuite !

Il se produit alors cette chose incroyable : Darius III, sentant la défaite certaine, profite de la nuit pour faire demi-tour. Le « Grand Roi » des Perses prend la fuite ! Il abandonne tout : son armée, son char, ses insignes royaux, et même sa mère, sa femme, son fils et ses deux filles, qui, selon la coutume, l’accompagnent toujours à la guerre.

A 23 ans, Alexandre a bel et bien vaincu la Perse.

Pour que le roi Darius comprenne bien sa défaite, Alexandre lui fait porter ce message :
« Dorénavant, quand tu auras à t’adresser à moi, fais le comme au roi de l’Asie. Si tu veux quelque chose, fais le savoir comme à celui qui est le maître de tout ce que tu as. Si tu n’es pas d’accord, bats-toi encore. Mais ne t’enfuis pas, car je te rejoindrai où que tu sois. »

A 24 ans, il libère l’Egypte et devient Pharaon

Depuis qu’il a vaincu Darius, Alexandre est appelé « le Grand ». Il n’hésite plus à regarder au sud, vers la lointaine Egypte qui le fait rêver.

Conquérir l’Egypte, Alexandre en rêve depuis qu’il est petit ! Sa mère lui a tant répété qu’il est le fils du dieu mi grec mi égyptien, Zeus-Amon !

Un jour de 332 av JC, le grand guerrier réalise enfin son rêve : il entre à Memphis, capitale de l’Egypte. Il n’a même pas à se battre ! L’Egypte tout entière ouvre ses portes à l’armée d’Alexandre.

En effet, à cette époque, l’Egypte est occupée par les Perses, qui ont envahi le pays cents ans plus tôt. Or, les Perses méprisent les dieux d’Egypte : aussi, les Egyptiens accueillent Alexandre comme le libérateur qui va chasser les Perses !

Il dessine les plans d’une nouvelle ville : Alexandrie !

Que fait Alexandre arrivé à Memphis ? Habilement, il offre un sacrifice aux dieux égyptiens et tout particulièrement à Apis, le dieu-taureau.

Pour les Egyptiens, ce geste est capital ! Il montre aux prêtres et aux Grands, qu’Alexandre veut adopter les dieux de l’Egypte.

Et pour le jeune souverain de Macédoine, la partie est gagnée : les prêtres le proclament nouveau pharaon.

Dans le pays, on l’appelle désormais « le Prince de la victoire », « le bien aimé du dieu Amon ».

Alexandre organise alors son nouveau royaume. En grand chef d’état, il remplace les gouverneurs perses des villes conquises par les Macédoniens  ou par des Grecs. Il installe aussi des colonies de soldats, pour maintenir l’ordre.

Et puis, Alexandre a encore une autre ambition. Comme tous les grands hommes, il rêve de laisser, sur cette terre d’Egypte, une trace ineffaçable …

Une nuit, à Memphis, il fait un rêve : un vieillard aux cheveux blancs lui indique une île située dans le delta du Nil, l’île de Pharos. Cette île serait le lieu idéal pour fonder une ville. Dès son réveil, c’est décidé : Alexandre va construire une ville moderne, magnifique, sur l’île de Pharos.

Cette ville sera la plus grand port de la Méditerranée, et surpassera la puissante Athènes. Quel sera son nom ? Alexandrie, bien sûr.

Lorsque les architectes versent de la farine blanche sur la terre noire d’Egypte, pour délimiter les contours de la ville, une multitude d’oiseaux de toute espèce s’abat sur la farine. Merveilleux présage : Alexandrie sera riche, si riche qu’elle nourrira des hommes de toutes les races !

« Tu seras désormais invincible ! »

Alexandre va maintenant quitter l’Egypte. Auparavant, il veut consulter les dieux. Alors, pendant huit jours, il marche à travers le désert, jusqu’à l’oasis de Siwah, où il trouve le sanctuaire le plus important du pays.

Là, Alexandre se recueille devant la précieuse statue du dieu Amon. Alors, un vieux devin s’avance vers lui :
« Salut, ô mon fils, lui dit-il, reçois cette salutation comme venant d’un dieu.
- Oui, j’accepte ton oracle, ô mon père, répond Alexandre. Mais me donneras-tu l’empire de la terre entière ?
- Par le passé, tu as été invaincu. Tu seras désormais, à tout jamais, invincible ! »

A 25 ans, il entre en triomphe à Babylone

Alexandre est invincible ! Infatigable, indomptable, le guerrier reprend donc la conquête. Cette fois, il lui faut prendre le cœur même de la Perse …

Babylone, l’une des Sept Merveilles du monde ! Babylone, la somptueuse, l’envoûtante capitale de la Mésopotamie ! Aujourd’hui, Babylone rend les armes et ouvre ses portes au grand conquérant.

Toute décorée d’autels d’argent, parée de fleurs et de couronnes, la ville accueille l’ennemi d’hier comme un ami. Quel triomphe pour Alexandre !
Comme à Memphis en Egypte, une foule immense acclame l’homme qui est en train de conquérir le monde.

Voilà Alexandre, suivi d’une longue file de dromadaires et d’éléphants ; ce sont les cadeaux offerts par le gouverneur de Mésopotamie.

Mais ce n’est pas tout : Alexandre reçoit les clés de la ville et du trésor. Puis, comme en Egypte, il va honorer les dieux de la ville, la grande divinité babylonienne, Bel-Marduk.

Pour les soldats d’Alexandre, Babylone est un paradis

Pour les soldats d’Alexandre, Babylone ressemble à un paradis. Ils ont amassé tant d’or en pillant les villes perses, qu’ils vivent ici dans un luxe effréné. Les uns portent des clous d’argent à leurs semelles, d’autres pratiquent la gymnastique sur de la poussière qu’ils ont fait venir d’Egypte !

Ebloui par toutes les splendeurs de Babylone, Alexandre interdit tout pillage. Mais il va plus loin encore. Il nomme comme gouverneur, non pas un homme de son camp, macédonien ou grec, mais un Perse !

Pourquoi mécontenter toute son armée en choisissant ainsi un ennemi ! Parce qu’Alexandre est aussi un dirigent habile, un grand chef d’état : il veut que les Perses deviennent ses alliés, comme l’ont fait les Grecs.

Il veut transformer toutes les provinces conquises en un empire uni, ou des hommes de toutes races vivraient ensemble …

Alexandre ne peut pourtant s’arrêter là. Après Babylone, il lui faut Persépolis, la capitale historique des grands rois de Perse.

Persépolis est saccagée, ses habitants égorgés

En décembre 331 av JC, il lance l’assaut sur la ville. Le gouverneur de Persépolis n’a même pas le temps de mettre les trésors à l’abri : déjà, les troupes d’Alexandre sont là. Le plus grand pillage de l’histoire commence.

Partout dans les palais, les magasins royaux, les trésoreries, les soldats s’arrachent l’argent, l’or, les meubles précieux, les étoffes délicates … Le trésor royal dont Alexandre s’empare est si énorme que 20 000 mulets et 5 000 chameaux suffisent à peine à le porter !

Persépolis est saccagée, ses habitants égorgés, son palais royal incendié au cours d’une nuit d’ivresse. Cette fois, Alexandre a vraiment ruiné la capitale des Perses ! Mais il a rassuré les soldats macédoniens et grecs, en montrant qu’il n’était pas toujours du côté des Perses. Quelle habilité !

Il y a maintenant plusieurs mois que Persépolis a été détruite. Un jour, un messager hors d’haleine pénètre sous la tente d’Alexandre. Il annonce que Darius, roi des Perses, a été assassiné par ses propres généraux ! La guerre contre la Perse peut donc prendre fin.

A 25 ans, Alexandre règne sur le plus grand empire du monde.

A 30 ans, il mène son dernier combat

Alexandre est roi de Macédoine, Pharaon d’Egypte, et grand roi de Perse. Pourtant, il veut encore rêver, et avancer, toujours plus loin …

Quatre ans ! Il a fallu quatre ans à Alexandre pour parvenir en Inde, ce pays pratiquement inconnu à l’époque. Quatre années de combats terrifiants, d’embuscades meurtrières, de marches harassantes.

Alors, en cette année 327, les soldats d’Alexandre n’en peuvent plus. Après huit ans de guerre et 18 000 kilomètres à pied, ils n’ont plus qu’un désir : rentrer. Certains le crient si fort qu’Alexandre doit les isoler dans un « bataillon des indisciplinés » de peur qu’ils entraînent avec eux toute l’armée !

C’est qu’elle est bien loin l’époque où Alexandre triomphait si facilement dans les grandes capitales ! Aujourd’hui, dans les pays qu’il veut soumettre, il se heurte à l’opposition systématique des nobles et du clergé.

Pour avancer et régner, Alexandre doit punir. Il rase les villes, massacre les hommes, réduit les femmes et les enfants en esclavage …

Non ! Ses soldats n’iront pas plus loin !

Et le voilà en Inde … Cette fois, Alexandre se trouve face au roi indien Poros, un géant de 2,20 mètres, qui dispose d’une armée … d’éléphants ! Le combat est terrible, inégal. Et pourtant ! Une fois encore, c’est Alexandre qui l’emporte. Il contraint Poros, cruellement blessé, à se rendre.

Alexandre vient de gagner la dernière bataille de sa conquête.

Va-t-il enfin faire demi-tour ? C’est ce qu’espèrent tous les Macédoniens. Mais Alexandre est habité par le démon de la conquête. Alors, il annonce à ses hommes qu’il veut maintenant traverser l’Inde, jusqu’au Gange ! Cette fois, c’en est trop pour ses soldats en loques. Non ! Les hommes n’iront pas plus loin !

« Je le vois bien, Macédoniens et Grecs alliés, leur dit alors leur chef, vous ne me suivez plus dans les dangers avec l’enthousiasme d’avant. Je vous ai rassemblés pour vous conduire plus loin, si je vous persuade, ou pour faire demi-tour, si c’est vous qui me persuadez. Allons, tenez bon, Macédoniens et alliés ! »

On l’enterre à Alexandrie, quelque part sur les bords du Nil

Peine perdue : l’armée d’Alexandre ne veut rien entendre. La plus grande conquête de l’Antiquité s’arrête ici, à l’Indus, en 326 av JC. Pour la première fois de sa vie, Alexandre doit céder … devant ses propres soldats !

Alexandre retourne alors à Babylone, sa belle capitale. Déjà, il caresse d’autres projets. Après tout, il est encore jeune : il n’a que 33 ans !

Hélas ! Le 3 juin 323, au cours d’un banquet, il est pris par une fièvre, sans doute la malaria. Très vite, son état empire. Dix jours plus tard, Alexandre le Grand meurt, dans les cris de désespoir de son armée. Il ne reverra jamais la Macédoine, son pays natal.

On l’enterre en Egypte, dans la capitale qu’il a fondée, Alexandrie, quelque part sur les bords du Nil … Et déjà, on raconte sa vie, comme l’épopée d’un vrai héros.

Illustration sur Alexandre le Grand

Annexes

L’empire conquis par Alexandre

-
A l’époque d’Alexandre, l’empire perse était immense, il mesurait 4000 km d’ouest en est, et 1800 km du nord au sud ! Il correspondait aux pays actuels suivants : Iran, Irak, Turquie, Egypte, Syrie, Afghanistan, Inde et le sud de l’ex Union Soviétique.

- Pour aller de la ville de Sardes à celle de Suse, soit 2300 km, les Perses mettaient exactement 90 jours, par étapes de 25 km. Ils utilisaient la seule route, appelée « Voie royale » bordée de relais et d’hôtelleries.

- Lorsqu’on dessine l’itinéraire qu’a parcouru Alexandre, on constate que de nombreuses routes et voies ferrées d’aujourd’hui empruntent les mêmes passages. Vingt trois siècles après la conquête, les hommes traversent les mêmes paysages !

Visites

- On ignore où est enterré exactement Alexandre le Grand, mais les archéologues ont découvert récemment la tombe de son père, Philippe. Celui-ci a été enterré à Vergina, l’ancienne capitale de la Macédoine où étaient inhumés les rois. Il reposait dans un sarcophage, habillé d’un splendide vêtement orné de pourpre et d’or.

- On peut voir, aujourd’hui encore, des villes fondées par Alexandre : Alexandrie, la deuxième ville d’Egypte après Le Caire ; Kandahar, en Afghanistan ; Mary, en URSS.

- Alexandre a fondé une vingtaine de villes, toutes baptisées Alexandrie. Elles servaient de bases commerciales et militaires pour protéger le nouvel empire.

Histoires

- A l’âge de 13 ans, Alexandre éblouit toute la cour. Avec beaucoup de courage et de sang froid, il réussit à maîtriser un cheval réputé indomptable qu’il appela Bucéphale. A la vue de cette prouesse, Philippe, son père, lui dit en l’embrassant : « Mon enfant cherche un royaume à ta taille, la Macédoine ne peut plus te contenir. »

- L’historien Justin raconte le débarquement d’Alexandre en Asie mineure (Turquie actuelle) : « Quand ils touchèrent le rivage, Alexandre, le premier, lança un javelot comme sur une terre ennemie … Il sauta ensuite du navire, signifiant qu’il recevait l’Asie des dieux comme un territoire conquis à la pointe de la lance. »

Sept merveilles

Babylone, la capitale de l’empire perse, fut classée, dans l’Antiquité, comme l’une des « Sept Merveilles du Monde », à cause de ses jardins suspendus. Les six autres merveilles étaient : les pyramides d’Egypte, la statue de Zeus à Olympie, le colosse de Rhodes en Grèce, le mausolée d’Halicarnasse, le Temple de Diane à Ephèse (en Turquie), le phare d’Alexandrie (en Egypte).

Prédictions

En mai 334 av JC, à Gordion, dans la Turquie actuelle, Alexandre apprit qu’un char royal était attaché par un nœud inextricable. Les Perses disaient que celui qui réussirait à défaire ce nœud serait le maître de l’Asie. Entendant cette prophétie, Alexandre trancha le nœud de son épée et annonça : « Le voilà dénoué ! ». Depuis, on appelle « nœud gordien », un problème quasi insoluble. « Trancher un nœud gordien » veut dire trancher une difficulté de façon violente.

A quoi ressemblait l'armée d'Alexandre le Grand ?

De son père, Alexandre a hérité d’une armée bien organisée. Elle se composait de 14 000 Macédoniens, 9 400 Grecs et environ 14 000 mercenaires, des soldats de métier, venus de Grèce, des Balkans et d’Asie Mineure. On comptait environ 32 000 soldats à pied, des fantassins, pour seulement 5 400 cavaliers.

Les fantassins macédoniens formaient l’élite de l’armée d’Alexandre : c’est dans l’infanterie légère (peu armée) que l’on recrutait les membres de la Garde royale, et dans l’infanterie lourde (avec armures et boucliers) que se constituait la « Phalange », principal corps d’attaque.

L’armée avait aussi une artillerie utilisée pour assiéger les villes, et de soldats spécialisés chargés de construire les ponts, les bateaux et les béliers d’attaque servant à enfoncer les portes des villes.

Cette armée s’est beaucoup transformée, au fil de la conquête. Elle atteint le chiffre considérable de 120 000 hommes ! Alexandre a incorporé des archers à cheval, ainsi que de plus en plus de soldats perses. A sa mort, son armée était devenue aussi internationale que l’armée perse du roi Darius.

Alexandre le Grand se prenait il pour un dieu ?

A l’époque d’Alexandre, les dieux et les héros de la mythologie grecque n’étaient pas considérés comme des personnages imaginaires, mais comme des personnages ayant réellement existé.

Alexandre lui-même était persuadé d’être le descendant d’Achille, un héros de la guerre de Troie, et d’Héraklés qui est le fils de Zeus !

Lorsqu’il a conquis l’Egypte, il a pris au sérieux une prédiction qui lui promettait l’empire universel et le désignait comme fils d’Amon, le dieu tout-puissant.

En Asie, Alexandre a repris la coutume des rois de Perse et s’est fait adorer comme un dieu. Tout ses sujets, même les Grecs, qui étaient fort choqués, devaient s’agenouiller devant lui. Cela lui permettait de se faire obéir, dans tout l’empire, par des peuples très différents.

Après lui, ses généraux, puis plus tard, les généraux romains se firent vénérer comme dieux vivants. C’est ainsi que César, puis son neveu Octave, implantèrent à Rome le culte impérial.

Quels trésors Alexandre le Grand a-t-il rapportés ?

Alexandre n’était pas seulement un conquérant, il voulait aussi être un civilisateur. A côté de ses soldats, il emmena donc un grand nombre de savants.

En Egypte, il envoya une mission dans le sud, pour expliquer le mystère des crues du Nil. En Inde, il chercha à comprendre le phénomène des moussons. Des ingénieurs métallurgistes examinèrent les gisements de sel et les mines d’or et d’argent. Alexandre fit parvenir au philosophe Aristote des échantillons de plantes inconnues en Grèce. C’est ainsi que l’Europe découvrit le pêcher, le citronnier et le riz.

Surtout on découvrit l’Asie : le commerce, limité auparavant au bassin méditerranéen, s’étendit à l’Orient richissime. Des milliers de marchands et d’artisans grecs partirent pour ces nouveaux territoires et s’établirent dans les villes qu’Alexandre fonda sur son passage.

 

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