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Alexandre le Grand 3/3

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Biographie :

Prologue :
En l'année 338 avant JC, Philippe II, roi de Macédoine, possédait toute la Grèce sauf Athènes et Thèbes. L'armée de Philippe était composée de 30 000 fantassins et de 2000 cavaliers. L'effectif ennemi était supérieur d'un peu près 5000 hommes. Alexandre avait 18 ans et commandait déjà une armée. Son cheval s'appelait Bucéphale, un étalon noir. Grâce à l'armée de Philippe et de son fils, une troupe d'Athènes et de Thèbes fut anéantie. Philippe devint alors le maître absolu du pays.

Son enfance :
Philippe était un guerrier, un homme possédant de grands talents militaires et administratifs, joint aux appétits sensuels et aux passions de ses ancêtres macédoniens. La Reine Olympias était la fille du roi d'Epire (pays montagneux situé à la frontière de l'Albanie actuelle). Elle prétendait être la descendante du guerrier grec Achille et elle vénérait Dionysos (fils de Zeus). Quand Philippe la rencontre pour la première fois, il se sentit immédiatement attirer par sa beauté, mais il finit par la haïr bientôt à cause de sa nature autoritaire. Et ses pouvoirs de magicienne l'effrayaient car elle charmait des serpents et s'adonnait à des rites que son époux trouvait répugnants. Elle était également dépourvue de tout sens moral. Peu de temps après, Alexandre vint au monde au cours de l'été 356 avant JC. Olympias réussit à convaincre Philippe qu'il n'était pas le père de l'enfant. Elle prétendait que le véritable père était le dieu Zeus-Ammon. Comme ses parents ne s'entendaient pas, Alexandre fut placé sous la tutelle de Léonidas, un proche d'Olympias, un homme bien trop sévère pour le jeune prince. A 12 ans, Alexandre réussit à apprivoiser le cheval le plus indomptable du royaume : Bucéphale. Selon la légende, Alexandre serait le descendant de Zeus. Quand il eut 13 ans, son père le confia à Aristote, l'homme le plus sage du pays. Ce dernier ne resta que pendant trois ans son professeur. Il lui enseigna un mode de pensée logique, il attisa sa curiosité au monde naturel et à sa géographie inconnue, et lui inspira un amour éternel pour les écrits du poète grec Homère. Mais il ne put effacer complètement l'influence de sa mère et Alexandre resta têtu, superstitieux et émotif. Dès 16 ans, il commença à se battre aux côtés de son père et fut brillant dès ses premiers pas dans l'art militaire. Un jour alors que Philippe combattait les Byzantins, Alexandre gouverna Pella, capitale de la Macédoine, avec efficacité pendant son absence. Cependant Démosthène, orateur influent à Athènes, voyait en Philippe un tyran. En 338, ce dernier convoqua tous les représentants de tous les états grecs à l'exception de Sparte pour leur décrire ses plans destinés à envahir le vaste empire perse du grand Darius III. Son but était de libérer les cités grecques envahies par les Perses un siècle et demi plus tôt. C'est alors que Philippe s'éprit de la jeune Eurydice, la nièce de son général Attale. Philippe répudia Olympias pour épouser Eurydice, ce qui mit Alexandre dans une colère noire. Lors des noces de son père, il se battit avec Attale. Ivre, Philippe tenta de tuer son propre fils. Ce dernier l'humilia devant tous les convives et quitta Pella avec sa mère. Mais Philippe les fit revenir. Bientôt Olympias apprit que Eurydice avait donné naissance à un garçon. Craignant pour l'avenir de son fils, elle fit assassiner son ex époux : Alexandre devint roi de Macédoine. Ensuite Olympias fit pendre Eurydice et jeta son fils dans le feu. Et lorsque le jeune roi apprit qu'Attale complotait contre lui, il le fit arrêter et exécuter.

La conquête de l'Asie :
Presque toute la Grèce voulait chasser le jeune roi du trône. Devant la victoire d'Alexandre face à leurs troupes, les grecs s'inclinèrent devant sa puissance. Lorsque Alexandre partit à la conquête de l'Empire de Darius III, il laissa la régence de la Macédoine à son fidèle général Antipater. En avril 334, l'armée du jeune roi comptait 30 000 fantassins et 5000 cavaliers alors que Darius III pouvait lever un million d'hommes. Lors de la première bataille contre les Perses, il y eut 12 000 tués et 20 000 prisonniers chez les Perses, et 150 morts chez les Macédoniens. Le plus fidèle ami d'Alexandre était Hépheïston. Les Gordios voyaient en Alexandre le futur maître de l'Asie. Un jour Alexandre faillit mourir en voulant se baigner dans une eau glacée. Au cours de l'été 333, une armée perse, comptant plus de 100 000 hommes, vint à la rencontre de celle d'Alexandre. Durant la bataille, Darius III, pris de panique, quitta la champ de bataille. Malgré une blessure à la cuisse, Alexandre essaya de rattraper Darius III mais il abandonna sa course.  Alexandre apprit que la mère, la femme et les filles de Darius III avaient été faites prisonnières. Peu de temps après la bataille d'Issos, Alexandre envoya Parménion, en qui il avait toute confiance, avec une partie de son armée à Damas pour s'emparer des trésors de son ennemi. Non seulement Parménion revint avec une grande quantité d'argent et objets de valeur, mais aussi avec des femmes, des enfants et des notables perses qui vinrent se mettre sous sa protection. Quelques jours plus tard, le jeune roi reçut une lettre de Darius III où ce dernier le suppliait de libérer sa famille en échange de son alliance et de son amitié. Selon Arrien,  Alexandre répondît en ses termes :
« Je suis par la grâce des dieux, en possession de votre pays ... Venez vous même me réclamer votre mère, votre femmes et vos enfants ... Car tout ce que vous demanderez, vous le recevrez, et rien ne vous sera refusé. Mais à l'avenir, quand vous vous adresserez à moi, adressez vous à Alexandre, roi d'Asie ... Et si vous me disputez mes droits à la couronne, restez pour me livrer bataille, mais ne vous enfuyez pas. Car où que vous puissiez être, je marcherai contre vous. »
Accepter l'offre d'amitié de Darius III aurait signifier que Alexandre le considérait comme son égal. Et cette idée à ses yeux était aussi répréhensible qu'une reddition totale.

Le siège de Tyr :
Peu de temps après la bataille d'Issos, il révéla à son état-major qu'il voulait envahir l'Egypte. Avant de mener à bien son projet, il lui fallait s'emparer de Tyr. Cette ville, appartenant au Liban moderne, était la citadelle la plus importante de la Méditerranée et la dernière base importante de la flotte perse. Se préparant à l'assiéger en janvier 332, il réunit les membres de son état major les plus proches et leur tint ce discours :
« Amis et Alliés, je vois qu'une expédition en Egypte ne sera pas chose facile pour nous tant que les Perses garderont le contrôle des mers. Plus raisons, et particulièrement la situation en Grèce, nous interdisent de nous lancer à la poursuite de Darius III en laissant derrière nous cette ville de Tyr dont l'amitié est si douteuse, ainsi qu'en abandonnant à l'occupation perse l'Egypte et Chypre ... Je crains que si nous partions avec l'armée de Babylone pour y traquer Darius III, les Perses ne reconquirent cette côte et même ne transportent la guerre en Grèce avec des troupes encore plus nombreuses ... »
Il les persuada que la conquête de l'Egypte résoudrait tous leurs problèmes. A l'époque d'Alexandre, pour avoir le contrôle de la mer, il fallait occuper la majorité de ses ports. Les bateaux les plus rapides étaient des galères légères propulsées par des rames. Elles avaient cependant un défaut : leur fragilité. Ce serait un véritable suicide que de traverser la mer avec ces bateaux. Alexandre trouva une méthode efficace : il avait réussi à neutraliser les vaisseaux de guerre perses. A présent, s'il parvenait à s'emparer de Tyr, seuls les ports d'Egypte et de Chypre leur resteraient disponibles. Tyr était une citadelle très résistante mais il s'empara facilement de la première ville (il y avait deux cités). Puis il ordonna à son ingénieur en chef Diadès de Thessalie de superviser la construction d'un môle ou passerelle qui enjamberait les 750 mètres qui séparaient la seconde cité du rivage. Ce môle, qui devait avoir 60 m de large, représentait un extraordinaire exploit à l'époque et une innovation dans l'art de la guerre. Pendant la construction du môle effectuée par des soldats et des habitants (Alexandre y participa en personne en portant sur son dos des pierres), les Tyriens sortirent en force de leur citadelle pour arroser de flèches les ouvriers et détruire le môle. Sans se laisser abattre, Alexandre le fit reconstruire et chercha dans tous les ports de la Méditerranée des galères pour protéger le chantier. Il en rassembla 23, puis une flotte de vaisseaux phéniciens au nombre de 80 arriva pour se mettre au service d'Alexandre, puis 120 autres se mirent de son côté. Mais les Tyriens continuèrent d'attaquer le môle. Quand celui-ci se rapprocha des murs de leur citadelle, ils abaissèrent des filets à poissons et s'emparèrent de quelques Macédoniens qu'ils ramenèrent en haut des remparts pour les torturer. Lorsque le môle fut achevé, Alexandre eut encore beaucoup de mal pour venir à bout des Tyriens dont il voulait se venger. Dans ce combat, 8000 Tyriens trouvèrent la mort, 2000 autres furent pendus, 20 000 autres furent prisonniers sans compter les femmes et les enfants vendus aux marchands d'esclaves. Alexandre, qui ne pouvait oublier les souffrances infligées à ses soldats, ordonna la destruction de l'île, n'épargnant que les temples et bâtiments indispensables à la création d'une nouvelle base navale. Il voulait s'assurer que la ville ne renaîtrait jamais de ses cendres. Cependant bien après sa mort, les Tyriens réussirent à reconstruire leur ville. Tyr était tombée en juillet 332 après un siège de sept mois.

Gaza :
Alexandre contrôlait toute la Méditerranée orientale. Il n'avait plus aucun souci à se faire pour la sécurité de son pays natal et la conquête de l'Egypte. Lorsqu'il atteignit Gaza, une puissante forterrestre située à l'extrême limite du désert égyptien, il ordonna qu'on lui remette les clés de la ville. Bâtis, le gouverneur de Gaza, refusa, croyant pouvoir résister jusqu'à l'arrivée de la nouvelle armée de Darius qui était censée de se lever à l'est. Gaza, disait on, était impossible à envahir en raison de la hauteur de ses murailles perchées sur une gigantesque colline. Alexandre et Diadès ordonnèrent de construire une colline artificielle avec du sable et de la terre. Ils réussirent cet exploit et y hissèrent les catapultes et béliers. Mais les murailles résistèrent. Alexandre fit creuser la terre par-dessous pour affaiblir les fondations. Après plusieurs attaques, les sections du mur s'écroulèrent. Mais les défenseurs de Gaza repoussèrent les envahisseurs. Il fallut employer les échelles pour s'introduire dans la cité. Après de violents corps à corps, les défenseurs trouvèrent la mort ainsi que Bâtis qui s'était battu vaillamment. Gaza fut livrée au pillage.

L'Egypte :
Après la chute de Gaza, Jérusalem n'opposa aucune résistance, l'Egypte en fit de même. Alexandre y était considéré non pas comme un conquérant mais comme un libérateur. Il se fit proclamer Pharaon de droit divin en sa qualité de fils de Zeus-Ammon. C'était là une éventualité à laquelle sa mère l'avait préparé depuis son enfance. Maintenant il voulait construire un port qui porterait le nom d'Alexandrie. Avant cela il avait déjà crée 19 villes mais aucune ne surpassa Alexandrie, il en dessina lui-même les plans. Dinocrate, l'architecte macédonien, se chargea de réaliser ce projet. Alexandre rencontra les ambassadeurs de Cyrène qui lui firent des cadeaux très précieux : une couronne d'or et un territoire. A présent son empire s'étendait sur toute l'extrémité orientale de la Méditerranée jusqu'aux frontières de l'état de Carthage. Puis il alla consulter l'oracle de Zeus-Ammon.

A la poursuite de Darius :
De retour à Memphis, il apprit que Darius rassemblait un million d'hommes pour le combattre. Il prépara donc lui aussi son armée. Darius avait dressé un camp à Gaugamèles, près de la ville d'Arbèles. Au printemps 331, Stateira, l'épouse de l'Empereur perse, décéda. Darius avait toujours cru qu'Alexandre avait été son amant. A cette date, l'armée du jeune conquérant comptait 40 000 fantassins et 7000 cavaliers. Celle de Darius était 3 à 4 fois plus grande. Cette dernière comptait des Indiens, des Perses, des Parthes, des Mèdes, des Arabes et des Syriens. Lors de la bataille, Darius prit encore la fuite. Alexandre ne put se lancer à sa poursuite car l'aile gauche de Parménion était sur le point d'être anéantie par le général Mazaios. Au cours de cette bataille, Hépheïston, son meilleur ami, fut blessé et 60 soldats trouvèrent la mort. Après s'être porté au secours de Parménion, Alexandre traqua Darius qui avait emprunté la route qui menait à Ectabane en Médie. Alors Alexandre fit demi tour mais ne pardonna jamais à Parménion de l'avoir empêché de s'emparer de Darius. Après sa victoire à Gaugamèles, il se rendit à Babylone où il fut accueilli en héros. Il nomma Mazaios comme gouverneur. A Suse, on lui réserva le même accueil. Il installa Sisygambis et Stateira sa petite fille dans un magnifique palais. En décembre 331, il partit pour Persépolis. Il accorda la permission à ses hommes de pilier la ville car ses habitants avaient voulu abriter leur trésor, si énorme qu'il fallut 5000 chameaux et 20 000 mulets pour le porter. Alexandre apprit que Darius levait une armée à Ectabane. Lors d'un banquet, ivre, sur la proposition de Thaïs (maîtresse de Ptolémée son général), il fit incendier Persépolis, à l’approbation de tous. Seul Parménion n'était pas d'accord.

L'Asie est à ses pieds :
Ensuite Alexandre et son armée atteignirent Ectabane au printemps 330. Mais leurs ennemis étaient déjà partis en Bactriane. Ils étaient dirigés par l'un des satrapes de Darius, Bessos, qui avait fait prisonnier l'Empereur et s'était fait proclamer Roi des Perses. Alexandre partit combattre ce nouvel ennemi. Ses soldats retrouvèrent Darius, agonisant sur la route, après avoir été poignardé par ses anciens sujets. Les soldats d'Alexandre lui donnèrent à boire mais il mourut. Alexandre recouvrit son corps de son manteau et s'écria : « Je jure que je n'ai jamais voulu cela ! ». Il était à présent le grand Roi des Perses mais Bessos s'attribuait toujours ce titre. A la mort de Darius, Alexandre était âgé de 26 ans. Ses soldats commençaient à douter de lui car à présent leur roi se comportait davantage comme un Perse que comme un Macédonien. Le guerrier chercha à s'allier avec les anciens satrapes de Darius mais il mettait à mort ceux qui avaient trahi leur maître ou qui s'étaient ralliés à Bessos. Plus tard celui-ci connut le même sort que Darius, trahi par un des siens, il fut livré Alexandre qui le fit exécuter. Puis il nomma son vieil ami Kleitos comme satrape de Bactriane. Mais lors d'un banquet, Kleitos, ivre, lui reprocha les meurtres de Parménion et de son fils Philotas (qu'Alexandre avait fait exécuter pour complot). Fou de rage et en état d'ivresse, Alexandre arracha des mains d'un garde une lance et tua son ami. Puis pris de remords il voulut se suicider mais ses gardes l'en empêchèrent.

Hydaspe :
Plus tard il apprit avec fureur qu'un certain Oxyathrès fomentait une révolte contre lui. Il se mit immédiatement à la poursuite de ce nouvel ennemi mais tomba amoureux de sa fille Roxane qu'il prit pour femme. Ce mariage permit de réconcilier les deux hommes. Plus tard un roi Indien, Taxila, lui demanda assistance dans sa lutte contre Poros, un prince indien dont l'armée était constituée de 20 000 à 50 000 hommes et de 200 éléphants. Alexandre accepta son offre. Au cours de l'été 327, il scinda son armée en deux et au commandement de la première partie il rusa pour vaincre Poros. Un fleuve séparait leurs deux armées. Alexandre attendit un long moment avant de le traverser de sorte que Poros avait cru que son ennemi renonçait à la lutte. Il fut surpris lorsqu’Alexandre lança une attaque massive contre ses troupes. Poros perdit 18 000 hommes et Alexandre seulement 1000. La bataille dura huit heures. Blessé, Poros se rendit à Alexandre et devint plus tard son allié. Bucéphale, le cheval d'Alexandre, périt au cours du combat. Pour lui rendre hommage Alexandre fonda une ville du nom de Bucéphalie.

La fin du plus grand guerrier de tous les temps :
Il voulut par la suite se mesurer à d'autres princes indiens bien plus puissants encore que Poros mais épuisés ses soldats refusèrent d'aller plus loin. Furieux, Alexandre s'enferma trois jours entiers dans sa tente où il consulta des sorciers qui lui conseillèrent d'arrêter ici sa conquête du monde. Il fit donc demi-tour. Au cours du voyage, il emprunta une route indirecte et périlleuse. Il fit assiéger une forterrestre particulièrement bien défendue. Dans un élan de fougue, il en escalada les remparts et sauta seul à l'intérieur de l'enceinte. Il y fut grièvement blessé et resta plusieurs jours entre la vie et la mort. Cependant en Macédoine, Olympias complotait contre le régent Antipatros. Démosthène et d'autres Athéniens se révoltaient. De retour à Babylone, Alexandre épousa deux autres femmes : Stateira (fille de Darius) et Parysatis (fille d'Artaxerxès, prédécesseur de Darius). La première n'avait que 20 ans et la seconde était encore une adolescente. Hépheïston épousa Drypetis, la jeune sœur de Stateira. Cent mille autres Macédoniens épousèrent des Asiatiques lors d'une cérémonie pharaonique. A la fin de l'été 324, Alexandre perdit Hépheïston qui était tombé gravement malade. Il lui fit construire un monumental char funéraire. Trop bouleversé par la mort de celui qu'il considérait comme son frère jumeau, Alexandre perdit le goût de vivre et recommença à boire. Cependant il songeait à une nouvelle expédition en Arabie. Peu de temps avant la date fixée pour le départ, il fut pris de fièvre lors d'un banquet. Il resta plusieurs jours alité, victime de la malaria pour certains, d'un empoisonnement pour d'autres ... Durant son agonie on lui demanda à qui il cèderait son vaste empire, il répondit selon la légende « au meilleur » avant de s'éteindre. Son corps était encore chaud que déjà ses généraux se disputèrent le pouvoir : Lysimaque s'empara de la Thrace, Antipatros de la Grèce et de la Macédoine, Antigone de l'Asie Mineure, Séleucos de la Babylonie, Ptolémée de l'Egypte et de la Libye. Ce dernier enleva la dépouille d'Alexandre pour le ramener à Alexandrie, en Egypte. Antipatros poussa Démosthène au suicide. Aristote survécut de peu de temps à son ancien élève. Roxane se débarrassa de ses deux rivales, Stateira et Parysatis qu'elle fit empoisonner. Elle donna naissance à un fils posthume Alexandre IV Aiglos. Elle se plaça sous la protection d'Olympias mais Cassandre, fils d'Antipatros, les firent mettre à mort, tout comme la sœur d'Alexandre.

Alexandre mourut après un règne de 12 ans et 8 mois. Il n'avait que 32 ans et avait changé la face du monde.

Conclusion :

Pourquoi tant de fascination des siècles après pour un homme qu'aujourd'hui nous aurions considéré comme un véritable tyran ? Les raisons en sont nombreuses.

On a d'abord le guerrier invincible. Beau comme un dieu, cultivé, génie politique. Une star en son temps. Mais un portrait aussi idyllique, digne des plus grands poncifs hollywoodiens, n'aurait pas suffit. Alors il fallait découvrir l'autre face de celui qui incarnait le mieux Janus, le dieu romain aux deux visages. Le visage d'un être cruel et ambitieux, assoiffé de guerre et de conquêtes, un homme rongé de doutes, instable. Un homme seul enfin. Seul face à sa propre folie. Il n'eut qu'un ennemi : lui-même. Un Prométhée des temps modernes qui voulut libérer les hommes de leur ignorance et de leur peur d'autrui. Un Achille qui n'eut que la gloire pour maîtresse. Un Dionysos fêtard. Un dieu mais finalement toujours un homme avec ses faiblesses. Au-dessus des hommes par sa divinité, mais si proche d'eux par sa fragilité. Alexandre c'est un monde à lui tout seul. Il a sillonné le monde que pour se fuir lui-même, il s'est perdu dans les ténèbres de son âme. Il s'est brûlé tel Icare pour avoir voulu toucher le soleil de trop près. Alexandre c'est l'absolu en tout. On pourra toujours chercher à savoir qu'il était, on pourra toujours poursuivre son fantôme sur toutes les routes d'Europe, d'Asie et d'Afrique, on pourra toujours creuser, retourner de fond en comble les archives, on ne l'atteindra jamais. On découvrira toujours un nouveau fait qui fera pencher la balance d'un côté ou d'un autre. Alexandre c'est une quête éternelle, un voyage dans les abysses de l'âme humaine. Oui son empire et sa descendance ne lui ont pas survécu, dévorés par la folle ambition de ses frères d'armes. Mais il laissa à l'Humanité un rêve, fut il brisé par la cupidité des autres, un rêve fou : effacer les distances et les frontières, réunir les peuples sous une même bannière.

Alors à travers cette mosaïque de tant de masques, lequel choisir ? Puisque finalement le problème consiste non pas à savoir qui était réellement Alexandre mais ce qu'il est pour nous. C'est une question toute personnelle. Le conquérant ? Le guerrier ? Le stratège ? Le Dieu ? Le tyran éclairé ? Le libérateur ? J'ai choisi pour ma part l'Explorateur. Alexandre aurait pu se cantonner à régenter la Macédoine, consolider les conquêtes de son père. Il a choisi de tout abandonner, de remettre tout en question pour partir à la découverte d'un monde dont il ignorait tout. C'est ce côté bohème que j'adore. Dans l'Explorateur, c'est tout l'enseignement d'Aristote qu'on y retrouve : cette curiosité, cette rage d'avancer qui a fait l'Humanité. Remettre en cause ses préjugés, se déposséder de tout pour mieux accepter de nouvelles vérités, chercher, chercher toujours ce qu'il y a au-delà des cimes. C'est l'aventure d'Alexandre qui m'a donné envie d'explorer le monde, moi qui n'avait jamais voulu sortir de ma Champagne natale. J'ai appris à aimer la beauté du monde grâce à son exemple. Je caresse d'ailleurs le projet de faire le tour du monde en suivant pas à pas l'itinéraire emprunté par Alexandre, deviner peut être où ses pas l'auraient conduit si ses soldats ne l'avaient pas arrêté sur l'Indus. Je rêve d'une trilogie au cinéma « Dans les pas d'Iskander ».

Acteurs connus : Richard Burton, Colin Farrell
Acteur idéal : Pour l’instant aucun. Il faut un parfait inconnu pour qu’on ne puisse jamais faire la comparaison avec un autre film. Alexandre était un être unique, il faut un acteur unique.

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